Zaporijia, Crimée, Donbass : les lignes rouges de Washington

L’administration Trump pousse pour un accord de paix entre Moscou et Kiev… qui ressemblerait surtout à un figeage de la ligne de front. Au menu : reconnaissance dubdoit des ukrainiens a avoir une armée et une industrie militaire, retrait russe de Kharkiv, mais acceptation de l’annexion de la Crimée et du Donbass. Une paix qui serait d’abord une grande victoire pour l’impérialisme car légitiment pour la première fois depuis des décennies la prise de territoire par la force

Washington fourbit ses conditions pour une paix russo-ukrainienne. D’après Bloomberg, l’administration Trump exige que Moscou reconnaisse à l’Ukraine le droit de développer sa propre industrie d’armement. Exit donc la démilitarisation que Poutine réclame depuis 2022. En échange, les États-Unis demanderaient à Kiev d’accepter l’irréversible : la perte de la Crimée et de larges portions du Donbass, de Kherson et de Zaporijia.

Dans le grand jeu géopolitique, Trump cherche à imposer une paix qui validerait ses propres ambitions impérialisme avec le retour de l’expensionisme territoriale.

La Maison Blanche veut le contrôle sur la centrale nucléaire de Zaporijia et que cette infrastructure passe sous supervision militaire et civile américaine, garantissant soi-disant un accès à l’énergie pour… Moscou et Kiev. Comprendre : pour mieux verrouiller l’influence économique sur la région.

L’envoyé spécial américain Steve Witkoff est attendu à Moscou pour une quatrième visite. Il pourrait y rencontrer Poutine, mais rien n’est confirmé.

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