Retour à l’âge de pierre : Le ‘droit de correction’ réhabilité par la cour d’appel de Metz

La cour d’appel de Metz vient de faire un saut en arrière spectaculaire. Yves Milla, un ex-major de la police aux frontières, condamné pour violences sur sa famille, a été relaxé sous prétexte d’un “droit de correction” ancestral. Oui, vous avez bien lu. En 2023, une cour française réhabilite une doctrine juridique d’un autre âge, donnant carte blanche à un père pour corriger ses enfants sans craindre la répression de la loi.

Cette décision “hallucinante”, comme l’a qualifiée l’avocat des enfants, Me Jérôme Tiberi, a provoqué une levée de boucliers judiciaires, avec trois pourvois en cassation déposés. Le tribunal n’a pas nié les violences, reconnues par les témoignages concordants des enfants, mais a jugé qu’elles étaient justifiées par ce prétendu droit parental. Me Tiberi, indigné, a lancé un avertissement glaçant : “Si on commence à exhumer le droit de correction sur les mineurs, la prochaine fois on va exhumer le droit de correction du mari sur sa femme ?”