L’extrême droite a frappé un grand coup en Allemagne. Le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) vient de remporter ses premières élections régionales en Thuringe, devenant la force politique la plus puissante avec un effrayant 32,8 % des voix. Un véritable séisme politique qui a immédiatement mis le feu aux poudres. Les antifascistes, eux, n’ont pas tardé à réagir. Des centaines d’entre eux ont envahi les rues à travers le pays, ciblant les sièges de l’AfD et les bureaux électoraux avec détermination.
Pas moins de cinq villes ont été le théâtre de manifestations, où les antifascistes, parés de feux d’artifice et de déguisements, ont exprimé leur colère. En Saxe, l’AfD s’est solidement installée comme la deuxième force politique. Et au niveau national, les sondages pour les élections fédérales placent l’AfD en deuxième position, avec environ 17,5 % des intentions de vote, juste derrière la coalition conservatrice de droite CDU/CSU.
Cette ascension de l’AfD n’a rien d’anodin. Elle illustre un climat de tension croissante en Allemagne, où les forces progressistes et antifascistes sont bien décidées à ne pas laisser l’extrême droite prendre le pouvoir sans riposte. L’heure est à la mobilisation générale contre ce vent nauséabond qui souffle sur le pays.
