Reportage en Iran : Le deuxième jour de la guerre Iran-Israël

Au deuxième jour de l’escalade de la guerre entre la République islamique d’Iran et Israël, une crise de plus en plus grave se développe dans tout le pays.

Selon des rapports de terrain, un grand nombre de citoyens ont abandonné leurs foyers dans les grandes villes, cherchant refuge dans les banlieues ou ailleurs. Nombre d’entre eux se sont réfugiés dans des hôpitaux et des centres médicaux pour échapper aux menaces d’attaques, tandis que de nombreuses entreprises – malgré l’absence de fermeture officielle du gouvernement – sont en état de quasi-fermeture.

En contraste frappant avec l’atmosphère de peur et d’instabilité qui règne, les partisans de la République islamique sont descendus dans les rues de certaines villes, entonnant des chants de célébration et des chansons patriotiques dans le cadre d’une campagne de propagande orchestrée.

Dans le nord du pays, la ligne ferroviaire de Tabriz a été attaquée. Tous les vols intérieurs et internationaux ont été suspendus suite à l’attaque de l’aéroport Mehrabad de Téhéran et à la situation de guerre persistante. Les routes du pays sont en proie au chaos : d’interminables embouteillages, une grave pénurie de carburant et des frappes de drones et de roquettes généralisées rendent les déplacements quasiment impossibles.

L’autoroute Asadabad-Kangavar, dans la province de Kermanshah, en est un exemple : elle a été directement touchée. Dans de nombreuses régions, l’accès à Internet a été fortement restreint, voire gravement perturbé, rendant difficile l’accès libre à l’information.

Plus tôt dans la journée, un drone a frappé l’hôpital Hakim, dans le district de Yaftabad à Téhéran. On ignore encore s’il appartenait à la République islamique ou aux forces israéliennes. Par ailleurs, les villes d’Ispahan et de Chiraz ont également été la cible d’attaques récentes, et des rapports indiquent qu’une usine automobile a été détruite.

Les embouteillages importants, les routes bloquées et le manque d’eau potable le long des voies d’évacuation aggravent l’urgence humanitaire. Tout cela se produit en l’absence de systèmes d’alerte, d’abris et d’infrastructures sanitaires et de sécurité adéquates. Malgré cela, la République islamique continue de qualifier publiquement la situation de  » normale « .

Dans une note finale, l’armée israélienne a émis un avertissement selon lequel cette nuit pourrait s’avérer l’une des nuits les plus difficiles pour l’Iran depuis le début du conflit.

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