Pendant que les huiles du Parti se baffrent dans les beaux quartiers de Pékin, les prolos se démerdent comme iels peuvent. Salaires minables, loyers en orbite, tafs précaires à la pelle, et chômage des jeunes qui explose. Et avec ça, des flics et des caméras partout. L’usine devient une taule, le bahut un cercueil, et l’avenir une belle fumisterie.
Des manifs aux quatre coins du pays
Ce qui devait être une simple commémoration de Tian’anmen s’est embrasé. À Shanghai, Chengdu, Wuxi, Wenzhou… les rues se remplissent. Les jeunes gueulent, les vieux défilent, les ouvriers bloquent. Et surtout, y a pas de chefs ni de partis : juste la rage des prolo dont tous le corps dit stop y a basta! Assez de galérer, de fermer sa gueule, de bouffer du riz sec pendant que les bourges font des selfies en Tesla.

Fidèle à lui-même, le Parti des travailleurs (sic) répond par la répression. Flics partout, militants au placard, usines fermées, syndicalistes tabassés. Et pendant ce temps, Xi se la joue Empereur des temps modernes, colle sa tronche partout, vire les généraux, purge les ministères, et joue au plus malin avec les Taïwanais. Le mec flippe tellement qu’il envoie l’armée faire coucou aux côtes juste pour détourner l’attention.
Une belle alliance de bras cassés
Le régime tient avec du scotch et des slogans. Entre les luttes sociales en bas et les embrouilles entre gros bonnets en haut, y a plus grand-chose qui marche droit. Même les copains de Xi se tirent dans les pattes. L’économie est à la ramasse, les jeunes se barrent ou pètent un plomb, et la base commence à se souvenir qu’un jour, en 1989, y en a qui sont montés sur la place pour dire merde à tout ça.
On n’est pas encore à la révolution. Mais la fissure est là, bien visible. Et ceux qui croyaient que le peuple chinois était une armée de robots obéissants peuvent aller se rhabiller. La rue parle. Elle gueule. Et Xi a beau faire le kéké, on voit bien qu’il ne contrôle plus grand-chose. Faut dire que gouverner avec une matraque, ça finit toujours par casser dans les mains.
L’ogre chinois a mal au bide. Et c’est pas un problème de digestion : c’est le peuple qui tape à la porte. Et il tape fort. On sait pas encore ce que ça va donner, mais une chose est sûre : y a plus grand monde pour croire à leur » rêve chinois « . Le vrai rêve, il est dans la rue, et il dit tout simplement : on veut vivre, pas survivre.
