Los Angeles s’embrase : la population défie ICE: récit des évènements du 6 juin

6 juin 2025 – Tout a commencé à Los Angeles comme une journée ordinaire, avant de se transformer en véritable soulèvement local contre l’ICE, l’agence d’immigration américaine. Ce jour-là, les agents fédéraux ont déclenché une série de descentes musclées — six au total — dans les quartiers populaires : Downtown, Highland Park, MacArthur Park… Et le résultat a été sans appel : une contre-offensive massive de la population, tous âges et origines confondus.

À l’aube, l’ICE débarque dans une propriété du quartier des fleurs, pensant opérer incognito. Mais ils avaient sous-estimé la détermination des habitants. Rapidement, entre 50 et 100 personnes les encerclent, bloquent toutes les sorties. Les familles des personnes arrêtées pleurent devant les portes, suppliant. Immédiatement, l’opération tourne au fiasco : le déploiement s’intensifie, la tension monte.

Puis arrivent les renforts : un blindé, trois douzaines d’agents fédéraux en tenue anti-émeute, flanqués de vans de transport. Le Service Employees International Union (SEIU) tente d’intervenir avec un camion, mais le blocage persiste. À la fin, les agents percent le mouvement, lancent des gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc et poivre. Un dirigeant de la SEIU est sérieusement blessé.

La riposte citoyenne

Au fil de la journée, la foule réagit : jet de feux d’artifice, bouteilles d’eau, blocs de béton, chaises retournées. Cercle de résistance autour d’un blindé chargé en glace et en eau pour neutraliser les gaz. Les agents du FBI sont dépassés.

Plus tard, les manifestants suivent les camions de police jusqu’à l’aéroport de Burbank pour empêcher le transfert des détenus. Ensuite, des centaines se massent devant le Metropolitan Detention Center : alters mutins, conférences de presse houleuses, affrontements virulents. Un manifestant utilise un marteau-piqueur pour transformer les piliers en projectiles improvisés.

Blitz à Chinatown

En soirée, une rumeur circule : ICE planifie une descente de presse à Chinatown. Des centaines de personnes convergent : lampes torches braquées, slogans et insultes volent. Les agents reculent face à cette marée humaine excitée. Les grilles tombent, les fenêtres de véhicules fédéraux sont brisées, un artisanal  » victory lap  » est improvisé avec des feux d’artifice. L’ICE fait demi-tour : la foule sort victorieuse, le regard fier.

Une mobilisation qui bouscule l’ordre fasciste

En moins de 24 heures, Los Angeles a vécu une insurrection citoyenne spontanée, sans chef, sans consigne extérieure, mais avec la rage de défendre sa communauté. Une résistance populaire visant à empêcher les enlèvements illégaux et l’arbitraire fédéral. L’arrivée annoncée de la Garde Nationale californienne, mise en avant par Tom Homan, oligarque sous Trump, pourrait transformer ce qui reste une réaction locale en un mouvement national d’ampleur.

Ce qui s’est passé ce 6 juin ne se résume pas à une grève ou une manifestation. C’est une déclaration de guerre populaire contre la répression migratoire, et un acte fondateur pour toutes celles et ceux qui se battent pour leurs droits. Et alors qu’ICE et le gouvernement fédéral misent sur la peur, les quartiers de Los Angeles montrent que Trump qui tremblent.

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