La guerre, ce racket qui gave les charognards et écrase les prolos

À chaque crise sociale, un bon carnage bien orchestré remet tout le monde au pas. La guerre, c’est l’arme ultime du pouvoir pour écraser les luttes, briser les solidarités et gaver les marchands de mort. Pendant que les prolos crèvent, les actionnaires sabrent le champagne.

Dès que la grogne monte, que les prolos lèvent la tête et que les grèves se multiplient, voilà qu’un conflit éclate comme par magie. Ça tombe bien : un bon ennemi, une guerre  » nécessaire « , et l’union sacrée remet tout le monde au garde-à-vous. Les manifs deviennent suspectes, la contestation un acte de trahison. C’est plus l’heure de se battre pour ses droits, faut  » défendre la nation « .

Et puis, une fois en guerre, plus question de demander où passent les milliards qu’ils nous refusent quand il s’agit d’hôpitaux, d’écoles ou de retraites. Non, là, y a du fric, des rallonges budgétaires, des chèques en blanc pour Dassault et Thales. Faut bien  » soutenir l’effort de guerre « , pendant que les profs et les soignant·es crèvent la dalle!

La guerre, ce jackpot pour les vautours

On pourrait croire que la guerre, c’est une tragédie pour tout le monde. Foutaises. Pour certain·es, c’est le plus gros coup de leur carrière. Les fabricants de bombes et de drones, eux, ne connaissent pas la crise. Le business de la mort tourne à plein régime, et les dividendes s’envolent.

En 2024, l’industrie de l’armement a battu tous les records. Normal : chaque missile lâché, chaque char détruit, c’est une commande en plus, un contrat juteux pour ceux qui vendent la mort. Lockheed Martin, Raytheon, MBDA, ils affichent des profits qui explosent pendant que la misère galope.

Et qui paie la facture ? Pas les patrons du CAC40, pas les généraux en costard, mais bien les gosses envoyés au front, les civils sous les bombes…

L’union sacrée, ce piège à cons

L’État sait y faire : dès qu’un conflit éclate, il sort son grand discours sur  » l’unité nationale « . En clair, ferme ta gueule et bosse, pendant que les maîtres du monde se partagent les profits.

Hier, les pacifistes finissaient au peloton d’exécution. Aujourd’hui, c’est la chasse aux sorcières médiatique, demain, ce sera les perquisitions, la répression. Un syndicat qui dénoncera la guerre ? Accusé de complicité avec l’ennemi. Une manif contre le réarmement ? Directement criminalisée. La guerre, c’est un contrat à sens unique : ils décident, on obéit, et si on l’ouvre, c’est qu’on est des traîtres.

Mais qui profite de cette union sacrée ? Certainement pas celles et ceux qui s’enrôlent faute de boulot. Pas celles et ceux qui voient leur gamelle se vider pendant que l’État dépense des milliards pour des missiles. La seule unité qu’ils veulent, c’est celle des prolos courbé·es sous le poids de leur propagande.

L’ennemi, il est ici, pas ailleurs

On nous vend toujours la guerre comme une nécessité, une cause noble, une mission pour la  » liberté « . Mais la seule liberté qui compte dans ce jeu, c’est celle des actionnaires de l’armement de s’en mettre plein les poches.

La guerre n’a jamais servi les peuples. Elle sert les États, les multinationales et les élites qui s’enrichissent en nous envoyant crever. Pendant qu’ils font des discours patriotiques, leurs gosses ne sont pas sous les bombes. Pendant qu’ils nous parlent de sacrifice, leurs fortunes explosent.

Désarmer la guerre, armer les luttes

Pas question de marcher au pas pour ces vautours. Pas question d’avaler leur discours patriotique qui sert juste à nous transformer en chair à canon. La seule guerre légitime, c’est celle qu’on mène contre ceux qui nous exploitent, qui nous pressent, qui nous envoient mourir pendant qu’ils s’empiffrent.

Désarmer les États, briser le pouvoir des marchands de mort, foutre en l’air ce système qui prospère sur la guerre et la misère, voilà la seule bataille qui mérite d’être menée. Et cette fois, c’est pas pour leur fric, c’est pour notre liberté.

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