
Depuis samedi après midi, un incendie s’est déclaré en plaine orientale suite à des travaux agricoles de prairies. Les conditions étaient particulièrement favorables : 36° à l’ombre et des rafales à 40 kmh de vent de NNE, ajoutés à une végétation très sèche (taux d’humidité 25%) et suurabondante liée au printemps très pluvieux. Les pompiers impuissants sur des terrains inaccessibles n’ont pu qu’eviter que le feu atteignent les installations agricoles avec l’aide des bombardiers larguant du retardant . Il a fallu 24h pour que des canadairs arrivent de Nîmes et « fixent » le feu, c’est-à-dire qu’il éteignent le plus gros des flammes. Au total lundi matin 80ha avaient brûlé et cela continue cet après-midi. Du maquis, des arbres qui partent en fumée, 90 personnes mobilisées, une catastrophe. Mais si vous lisez la presse locale, tout va bien : il n’y a aucun dégât sur les habitations ou bâtiments agricoles. Pas un mot pour les tonnes de Co2 renvoyées dans l’atmosphère, pas un mot pour les milliers d’animaux cramés, pour les sols dévastés, pour cette vaste zone dénudée qui va accentuer la chaleur infernale de cette plaine. Rien. Pire, le maire de la petite commune, accuse les zones laissées en libre évolution du fait de l’indivision. C’est comme quand les voitures se crashent sur un platane c’est faute du platane ! Dans un élan démagogique, il dénonce les familles qui laissent les terres en indivision non exploitées, ces Corses de la diaspora honnis des autochtones. Courageusement, il aboie après ces normes administratives qui empêche les collectivités de tout passer au bull. Pas un début d’interrogation sur l’implication de l’Homme dans cette affaire, c’est la faute de ces chênaies, pas de remise en question de ce mode de développement qui nous pousse droit dans les flammes.
