À Pâques, c’est pas la cloche qui bosse, mais des gosses au bout du monde

C’est pas une farce : 90 % des œufs qu’on offre à nos mômes sont fabriqués grâce à d’autres mômes, qui eux, bossent comme des chiens dans les champs de cacao.

Pâques, les œufs, les cloches, les gosses qui courent dans le jardin. Jolie carte postale. Mais derrière le papier doré, c’est pas un lapin qu’on trouve, c’est l’esclavage moderne. Selon Blaise Desbordes, directeur de Max Havelaar France, 90 % des chocolats qu’on s’enfile à Pâques sont produits grâce au travail d’enfants, notamment en Afrique de l’Ouest.

Un gamin sur deux dans les plantations de cacao. Voilà le vrai tableau. Côte d’Ivoire, Ghana : des mômes trimballent des sacs, manipulent des produits chimiques, manient des machettes. Pendant qu’ici, on se gave sans sourciller. Et tout ça pour quoi ? Pour que Nestlé et consorts puissent continuer à acheter leur cacao au prix le plus bas.

Les multinationales du sucre se frottent les mains, pendant que les petits producteurs exploiter des gosses. Et l’environnement ? On s’en tape. Déforestation, pollution, destruction des écosystèmes.

Nous suivre