La marmite déborde : grèves, blocages et colère générale

Pendant que les bonimenteurs de la politique passent en douce le budget le plus austéritaire des 25 dernières années, le patronat s’en donne à cœur joie pour presser encore un peu plus les travailleurs. Mais dans les usines, les écoles et les facs, ça commence à gronder sévère.

Chez Vyv, dans les Pays-de-Loire, les salariés sont en grève pour défendre leurs droits. Hutchinson, à Persan, continue la lutte pour les salaires. Chez Lidl, depuis le 7 février, c’est grève illimitée contre les paies de misère et l’ouverture du dimanche.

Pendant ce temps, les chefs syndicaux causent avec les patrons et vendent leur  » stabilité « . Binet, Souillot, Léon et compagnie préfèrent négocier leur place à la table des exploiteurs plutôt que de cogner sur les patrons! Mais sur le terrain, personne n’attend leur bénédiction pour se battre.

Alors que le gouvernement pensait pouvoir faire passer son plan de fermetures de classes comme une lettre a la poste, c’est raté. En Haute-Loire, dans l’Yonne, la Côte-d’Or ou le Tarn, ça occupe, ça bloque, ça occupé classe et ronds-points avec les agriculteurs. Des parents, des instits, des gamins, tout le monde s’y met. Et face à la pression, certaines fermetures sautent déjà.

Les étudiants aussi commencent à se réveiller. À Rennes, ils étaient un bon millier dans la rue le 6 février contre les coupes budgétaires et la sélection. À Nantes, même refrain. Partout, des AG se montent, et la contestation s’étend.

À Cholet, le 6 février, 80% des agents de Pôle emploi ont débrayé. Résultat ? En quelques heures, la direction lâche. Comme quoi, quand on se bouge, ça paye.

Les médias font l’air de rien, mais tout ça commence à sentir la poudre, la preuve le débat sur l’émigration. Ça grogne, ça s’énerve, et ça commence à parler convergence des luttes. Et si cettea nnée était la bonne ?

Nous suivre