Démocratie et bourgeoisie : équation impossible.
Après cette prise de fonction, qui nous montre une fois de plus que nous ne sommes pas en démocratie, les négociations ont repris pour trouver un budget et ainsi éviter que les cartes vitales ne fonctionnent plus mais surtout pour renouveler le versement de l’argent public aux parasites du CAC40.
La sortie médiatique de Bernard Arnault en est la preuve. Les grands voleurs préfèrent toujours rester dans l’ombre mais la menace de censure qui pesait sur le gouvernement l’a obligée à sortir de sa cachette. Sortie remarquée puisque le plus cher des assistés du pays a tenu un discours de donneur de leçon dont seule la grande bourgeoisie a le secret : la menace de délocaliser les entreprises et de fuite de ses congénères consanguins vers des pays ensoleillé ou l’impôt est inexistant.
Le PS dans son rôle historique : le traitre.
Dans les autres acteurs principaux de ce sketch, on retrouve une fois de plus le Parti Socialiste (PS)
Suite à la dissolution voulu par le méprisant de l’élysée, la gauche, dans un rare moment de lucidité, s’est alliée sous la bannière du Nouveau Front Populaire (NFP) pour empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir comme Macron le souhaitait. Cela a fonctionné sur la base d’un programme réformiste, version allégée du programme de La France Insoumise (LFI).
Le PS s’est dévergondé quelques instants pour censurer le vieux Barnier. Petit moment de folie pour un parti qui n’a pas dans ses habitudes de prendre des risques politiques.
Folie passée, le PS est vite revenu à la table des négociations avec Bayrou.
Et le NFP ?
Le fantôme du Parti Communiste Français (PCF) et les éoliennes écologistes (EELV) ont d’abord suivi le PS, pensant que son objectif était de faire avancer les propositions du programme du NFP. LFI fait le choix de ne pas y aller, actant une première entaille dans le NFP.

Au bout d’une petite poignée de réunions avec le gouvernement et le président, PCF et EELV claquent la porte. Ils se sont vite aperçus que négocier avec Bayrou était à peu près aussi utile que de pisser dans un violon, donnant ainsi raison à LFI de ne pas y être allé dès le début.
Le PS décide de rester pour obtenir des « victoires ».
Dans le même temps que ces rencontres, Retailleau et Bayrou ne cessent d’enchaîner les sorties médiatiques racistes pour draguer l’extrême droite en reprenant ses idées et son vocabulaire.
Le Parti Socialiste, en phase terminale de la maladie d’Alzheimer, oublie une fois de plus sur quel programme ses député.e.s ont été élu.e.s. Il oublie aussi que c’est pour s’opposer à l’extrême droite. Ses cadres miment de s’indigner pour faire bonne figure aux yeux d’une part de ses électeur.rice.s, pensant que la scandaleuse affaire Léonarda est oubliée.
Le PS n’obtiendra aucune victoire.
Pire encore !! Le programme sur lequel ses député.e.s ont été élu.e.s comportait une ligne très claire : l’abrogation de l’article 49.3, principale arme anti-démocratique de la constitution en vigueur. En prenant la décision de ne pas censurer l’immonde Bayrou, le PS prouve qu’il n’a rien d’un parti « social-démocrate », comme il le revendique, mais est bel et bien un parti de droite qui souhaite avoir du pouvoir quoi qu’il en coûte…. pour le peuple.
Les lieutenants mélenchonistes crient à la trahison, le PCF et EELV rasent les murs et le RN peut donc voter tranquillement la motion de censure déposée par le NFP sans risquer de faire tomber un gouvernement qui lèche ses bottes pleines de merde.
Toujours plus loin dans la trahison du peuple.
Pour pousser la mauvaise blague un peu plus loin, le parti de la rose fanée proposera une motion de censure pour dénoncer l’emploi de l’expression « submerssion migratoire » par Bayrou.
Cette démarche n’a aucune chance d’aboutir. Il s’agit de l’ultime coup de communication d’un parti fort d’une histoire riche d’un siècle de trahison.
Au final ce parti accepte de servir de béquille a un gouvernement portée par le même ramassis de laquais de l’extrême droite que le précédent qu’ils ont censuré.
Le Parti rendu Schizophrène par la peur de la FI et de sa propre disparition continue de courir comme un poulet sans tête entre les jambes d’un capital qu’il ne sait plus comment servir m.
