Les services publics sacrifiés sur l’autel du profit : Une énième trahison néolibérale

Regardez bien, Compagnon, ce spectacle navrant : nos services publics en lambeaux, sacrifiés sur l’autel du profit par une classe dirigeante avide et corrompue. Pendant que l’État plonge dans le déficit, que les dépenses publiques explosent, les services essentiels se dégradent de jour en jour. La raison ? Une politique de l’offre scandaleusement coûteuse et terriblement inefficace.

Ne vous laissez pas berner par les pleurnicheries sur le déficit de l’État. Oui, les dépenses publiques augmentent, mais où passent-elles ? Certainement pas dans les services publics, qui ne cessent de se détériorer. Les vautours néolibéraux utilisent cette situation pour justifier des coupes massives, sous le prétexte fallacieux de « sauver l’économie ».

En mars, Bercy a déjà pris 10 milliards d’euros aux ministères. L’assurance-chômage est constamment attaquée, l’âge de départ à la retraite a été repoussé, et ce n’est que le début. Le ministre des comptes publics, Thomas Cazenave, prévoit 50 milliards d’euros d’ »économies » d’ici 2027. Traduction : plus de coupes, plus de souffrance pour le peuple.

Une Politique pour qui ?

L’Institut La Boétie a publié une note révélatrice le 22 mai, rédigée par les économistes Sylvain Billot et Vincent Drezet. Leur constat est implacable : depuis quatre décennies, les profits capitalistes ont grimpé de 7 % à 15 % du revenu national, au détriment des salaires et des services publics. Pendant ce temps, la population vieillit, de nouvelles maladies émergent, la crise écologique s’intensifie – les besoins augmentent, mais les services publics se détériore n’y a vitesse grand V, au service d’une libéralisation qui exclut les masses laborieuses.

Les services publics, censés répondre à des besoins collectifs croissants, sont délaissés. La part du revenu national qui leur est consacrée stagne, malgré une hausse nominale des dépenses. En d’autres termes, le gouvernement refuse de consacrer les ressources nécessaires, préférant arroser les entreprises de subventions.

Subventions et niches fiscales : Un véritable braquage en bande organisée

Depuis 2000, les dépenses pour les services publics augmentent cinq fois moins vite que les subventions au secteur privé. Plus le capital est aidé, plus il coûte cher, creusant encore le déficit public. Les niches fiscales et sociales, véritables trous noirs de l’économie, engloutissent des milliards. En 2023, les dépenses fiscales atteignent 81,3 milliards d’euros, en hausse de 21 % depuis 2013.

Et les exonérations de cotisations sociales ? Elles devraient exploser à 90,67 milliards d’euros en 2024. Ces dispositifs, loin de montrer leur efficacité, creusent le déficit et justifient une austérité toujours plus féroce. Les bienfaits ? Jamais prouvés, toujours invoqués.

Une politique mortifère

Cette politique de soutien au capital, financée par l’austérité dans les services publics, est une trahison pure et simple. Les besoins du capital sont devenus prioritaires, alimentant une spirale d’austérité et de déficit. Macron et ses sbires ne cherchent qu’à enrichir les actionnaires, détruisant au passage notre sécurité sociale et nos services publics.

L’étude de l’Institut La Boétie met en lumière une vérité accablante : notre gouvernement, complice des marchés financiers, sacrifie les services publics pour satisfaire l’appétit insatiable du capital. Il est urgent de renverser cette politique destructrice et de replacer l’intérêt général au cœur de nos priorités.

Compagnon, il est temps de se lever contre cette mascarade, de défendre nos services publics contre cette classe dirigeante despotique. Ne laissons pas ces profiteurs détruire notre avenir pour leur enrichissement personnel.

A bas le vieux monde! Vive la Sociale !

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