Le bras de fer se durcit à gauche pour Matignon

Le PS, tout fier de son coup, a balancé un communiqué pour dire qu’ils avaient proposé un nom et qu’ils espèrent reprendre illico les discussions. De leur côté, les Insoumis ont estimé que cette idée de société civile, ou plutôt de Social libéralisme, ne garantissait en rien la mise en œuvre du programme du Nouveau Front populaire, et c’est rien de le dire. Bref, encore une belle cacophonie à gauche, chacun tirant la couverture à soi!

Ce week-end, le PS a refusé la candidature de Huguette Bello, proche de LFI, pour la présidence du conseil régional de La Réunion. Cela a fait exploser la poudre dans cette alliance déjà bien fragile, pleine de querelles internes. Sandrine Rousseau, la voix de l’écologie, a exprimé son désespoir face à ce spectacle lamentable.

Les Insoumis et les socialistes, principaux groupes du NFP, se disputent le leadership à gauche. Le PS se fait accuser de jouer la montre pour faire éclater le Nouveau Front populaire et abandonner le programme, tandis que Manuel Bompard de LFI critique les  » oppositions systématiques  » du PS. Olivier Faure, le chef des socialistes, a beau rétorquer que rien n’est bloqué, Mélenchon monte d’un cran en exigeant une candidature unique pour la présidence de l’Assemblée nationale, sans quoi il n’y aura aucune discussion.

Pendant ce temps, dans l’autre camp, les macronistes tentent de bâtir une majorité alternative au NFP pour garder le perchoir, avec Yaël Braun-Pivet en tête. Un accord avec la droite pourrait leur permettre de surpasser la gauche en nombre de voix. Charles de Courson, l’ancien indépendant, pourrait aussi être un candidat rassembleur, promettant de garantir le bon fonctionnement de l’Assemblée en ces temps chaotiques.

Quant à Gabriel Attal, toujours Premier ministre, il pourrait démissionner dès mardi pour permettre aux ministres élus députés de participer aux élections de l’Assemblée nationale. Mais ne vous inquiétez pas, l’équipe actuelle resterait en place pendant les JO, histoire de gérer les affaires courantes.

Au milieu de tout ce brouhaha, les finances publiques sont dans le rouge vif. La Cour des comptes tire la sonnette d’alarme : il faut réduire la dette, et toutes les forces politiques doivent y mettre du leur, avertit Pierre Moscovici.

Voilà donc le spectacle pathétique de notre gauche française, toujours prête à se déchirer pour des postes et des titres! Qu’ils continuent ainsi, et c’est le RN qui rira le dernier!

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