Israël-Iran : Une “riposte” fabriquée et une tragédie médiatique

Le 1er avril 2024, Israël a bombardé le consulat iranien à Damas, causant la mort de seize personnes dans ce qui ressemble à une manœuvre désespérée pour regagner le soutien occidental après ses bains de sang répétés à Gaza. Le 13 avril, en réponse, l’Iran a mené une attaque de drones contre Israël, blessant une personne—une riposte qui, comparée à l’agression initiale, pourrait presque passer pour une tape sur les doigts.

L’agression masquée en défense

Israël, avec sa capacité habituelle pour la victimisation théâtrale, a présenté l’attaque contre le consulat iranien à Damas, comme une simple mesure préventive contre des menaces fantômes d’un Iran qui fait tout pour éviter un conflit ouvert, tout en bénéficiant d’un chœur d’approbations de ses fidèles choristes occidentaux. Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, champions autoproclamés du droit international, ont trouvé soudainement leurs langues lorsqu’il s’agissait de condamner l’Iran, mais sont restés étrangement muets face aux actions belliqueuses d’Israël, et surtout face au Génocide en cours à Gaza.

Les médias, marionnettes des puissances

La presse occidentale, fidèle à elle-même, a rapidement repris le récit d’une attaque iranienne non provoquée. BFM TV et consorts, dans une démonstration de gymnastique intellectuelle, ont réussi à transformer une riposte légitime en un acte de guerre irraisonné, peignant l’Iran avec les couleurs sombres du “terrorisme”, tandis qu’Israël était dépeint comme un pauvre petit pays assiégé par des forces maléfiques.

Un spectacle politique grotesque

Cerise sur le gâteau de l’absurde, Israël a exigé des Nations Unies qu’elles imposent “toutes les sanctions possibles” à l’Iran, faisant fi de son propre palmarès en tant que violateur invétéré des résolutions internationales. Pendant ce temps, des politiciens comme Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj se sont lancés dans des tirades simplistes, divisant le monde entre les “bons” démocrates et les “mauvais” théocrates, dans un manichéisme qui ferait rougir de honte les plus fervents croisés du Moyen Âge. Qu’elle différencie y a-t-il entre les fanatiques religieux au pouvoir en Iran et ceux au pouvoir en Israël ? Mis à part bien sûr le nombre de morts dont ils sont responsables, difficile à dire…

Un Jeu de dupe géopolitique

En fin de compte, ce nouveau chapitre de la saga Israël-Iran n’est rien d’autre qu’un jeu de dupe, où les véritables enjeux sont masqués par des jeux de pouvoir cyniques et une diplomatie de pacotille. Israël, avec la complicité tacite de ses alliés, continue de manipuler la narratif international pour justifier ses propres agressions, tout en préparant le terrain pour une escalade qui pourrait avoir des conséquences désastreuses, non seulement pour la région, mais pour le monde entier. La véritable question reste : jusqu’à quand la communauté internationale va-t-elle continuer à jouer les spectateurs dans ce macabre spectacle ?

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