Les p’tits génies de la Silicon Valley, ceux qui nous vendent des applis pour livrer une pizza en un clic ou espionner nos moindres faits et gestes, ont trouvé un nouveau terrain de jeu : la guerre. Plus rentable qu’un abonnement premium et plus efficace qu’un drone de livraison, l’intelligence artificielle est devenue un outil de massacre à grande échelle. Plus besoin d’un général sur le terrain : un algorithme, un clic, et ça bombarde. Gaza, Ukraine, Syrie… partout, les machines à tuer s’activent, pendant que les actionnaires trinquent au génie du progrès.
Là-bas, sous les cieux du fric-roi, où on code plus vite que son ombre, les petits génies de Google, Amazon, Microsoft, Meta et OpenAI jouent aux apprentis sorciers de la mitraille. Les nouvelles armes ? Pas des fusils, non, mais des lignes de code et des modèles d’intelligence artificielle. Et qui rafle la mise ? Les armées de l’Oncle Sam, du régime israélien et de quelques autres joyeux bouchers qui se frottent les mains.
Une enquête d’Associated Press vient de sortir sur le sujet : l’armée israélienne utilise la technologie de Microsoft et OpenAI pour mener des opérations de boucherie à Gaza. Ça fait des mois que des bruits couraient, là, c’est confirmé : l’IA ne se contente plus de recommander des vidéos débiles sur YouTube, elle pointe aussi du doigt qui doit crever.
Les p’tits noms de ces logiciels à tuer ? Hasbora, Replicator, Hivemind… On dirait des titres de films de science-fiction, sauf que c’est bien réel. Ces outils sont utilisés pour désigner des cibles, guider des drones, et balancer des bombes avec une précision… toute relative. Quand l’erreur coûte une famille entière, on appelle ça « dommages collatéraux ». Bande d’enflures.
Et devinez quoi ? Ces merveilleuses innovations sortent directement de boîtes privées comme Palantir, Anduril ou Shield AI. Des start-ups qui ne jurent que par le « marché libre », sauf quand il s’agit de vendre leurs petits bijoux de guerre aux États. Là, on laisse tomber les discours sur la neutralité technologique et on encaisse les dollars.

Tout ça se fait dans un joyeux bordel législatif. La régulation de l’IA militaire ? Quedal. Les seules discussions sérieuses sur le sujet viennent des chercheurs et chercheuses qui hurlent depuis des années qu’on fonce droit vers l’abîme. Jessica Dorsey, de l’Université d’Utrecht, le dit clairement : « La guerre reste humaine, mais l’IA la rend encore plus inhumaine ».
Et là où ça pue encore plus, c’est que cette technologie se perfectionne. Plus besoin d’un général en bout de chaîne pour dire « FEU » ! Dans quelques années, ce seront des machines qui décideront qui vit et qui meurt. La guerre automatisée, sans soldats humains, avec juste des drones et des robots tueurs. Skynet en vrai, mais sans Schwarzy pour sauver la mise amis avec toujours des civils pour crever !
La Silicon Valley, autrefois temple du « cool » et du « fun », s’est vendue à la mitraille. Entre deux discours hypocrites sur l’éthique et la responsabilité sociale, elle alimente la boucherie moderne. Et pendant ce temps-là, qui trinque ? Les Palestiniens, les Yéménites, les Syriens, et tous ceux et celles qui crèvent sous des bombes larguées par des drones téléguidés.
Alors, faut pas se faire d’illusions : c’est pas la régulation qui va nous sauver. Tant que la guerre sera un business rentable, y’aura toujours des types en costard pour mettre des millions dans les machines à tuer. Et pendant ce temps, nous, on bouffe du JT bien propre sur lui, où on nous vend la guerre comme une affaire de « modernisation ». Moderniser le massacre, voilà leur progrès.
Tant qu’on laisse ces salopards jouer avec la technologie comme des gosses avec des allumettes, on aura des champs de bataille sans soldats mais bourrés d’IA prêtes à exterminer à la chaîne des civils innocents! A bas la guerre ! A bas l’état !
À bon entendeur…
