Dans cette Cisjordanie que les médias aux ordres osent à peine nommer « occupée », les colons s’étendent comme des moisissures sur les collines. Leur empire de dattiers medjool et de maïs OGM bouffe la terre, l’eau, l’air et les vies. Mais les petites parcelles palestiniennes résistent. Une ruche, quelques oliviers, un potager minuscule : c’est ça, la vraie ligne de front.
La terre ou la mort
Les avions israéliens rasent les campements en balançant des produits toxiques, pendant que les colons ferment les sources, pètent les pompes et braquent quiconque veut arroser ses légumes. Et pendant que l’État coloniale détourne le fleuve Jourdain pour engraisser Tel-Aviv, les palestinien.es voient leurs irrigation se tarir.
Mais les palestinien.es , estent. Leurs toit, sont de bâche. Leurs maisons ont été rasée mille fois. Mais iels restent. Parce que planter ici, c’est résister. L’armée dit que leurs terres sont des « site archéologique » ou des « zones militaires ». Une excuse à la con pour mieux tout raser.

Et les colons, protégés par les soldats ? Ils ne se contentent plus de la matraque. Ils sortent leurs fusils, leurs chiens, et même des sangliers. Oui, oui, des sangliers lâchés pour ruiner les cultures. Une guerre sale, méthodique, planifiée par ceux qui rêvent d’un nettoyage ethnique au ralenti.
Sumud, ou comment tenir debout en pleine tempête
Mais ici, on connaît un mot que l’occupant ne comprend pas : Sumud. La ténacité. Tenir, coûte que coûte. L’Union des Comités de Travail Agricole (UAWC) soutient les petites fermes, pousse à l’agroécologie, aide les paysans à se passer des engrais israéliens et des semences vendues par l’agrobusiness. L’objectif ? Reprendre la main sur sa terre, sa bouffe, sa vie. Construire la souveraineté alimentaire et foutre dehors le joug colonial.
Alors que les USAID veulent transformer la Palestine en serre à fraises pour les marchés européens, l’UAWC plante du local, du durable, du subversif. Avec une banque de semences, des cultures sans chimie, une économie qui tourne pour les gens, pas pour les colons.
Pendant que le monde regarde ailleurs, que les gouvernements se torchent avec le droit international, des femmes et des hommes plantent, arrosent, et défendent leur bout de terre. Pas pour l’or, pas pour la gloire, mais pour pouvoir vivre libres.
