Dans un petit reportage de Via Stella notre france 3 Corse, on nous présente le nouveau projet d’extraction de nickel en Corse : l’ingenieux vieux monsieur est sur la plage de Nonza et nous explique d’un air bienveillant la richesse que contient le sable de cette plage. Il est équipé d’un petit aimant et le sable se colle miraculeusement dessus tellement c’est riche en métal. En fait il nous prend vraiment pour des cons : d’abord ce n’est pas vraiment du sable mais des scories rejetés pendant des décennies par la mine d’amiante de Canari plus au Nord. Ensuite, il laisse entendre que le sable sera extrait aussi simplement que cela : on voit d’avance des milliers de monsieurs propres sur eux avec leur petits aimants parcourir la plage de Nonza pour extraire des milliers de tonnes de sable et gravier. D’autant que la plage est réputée pour le dénivelé infernal qui y mène… Non ca sera des gros monstres qui arriveront par la mer et remueront les fonds pour sortir leur saloperies. Ca c’etait juste un point pour dire à quel point la TV publique peut etre complaisante avec le monde des affaires.

Parce qu’en vrai, le site breton Splann (merci à eux) decortique bien quels sont les acteurs de ce projet. En Bretagne aussi ils sont visés par les appétits féroces d’Aurania entreprise minière canadienne, planquée au Bermudes. Leur chance c’est que les gisements d’or chez eux sont sur des parcelles privées et que les citoyens pourront plus facilement résister. En Corse, désastre ! le trésor est sur et sous le domaine public maritime. C’est-à-dire qu’il suffit d’une autorisation de l’Etat pour exploiter. Certes celle doit contenir des consultations, études d’impact et autres simagrées censées garantir l’existence d’une démocratie dans ce pays. A d’autres !
Aussi associations de défense de l’environnement, élus et citoyens de Nonza et d’Ogliastru, plus quelques partis autonomistes se dressent contre le projet et demande l’arbitrage de notre collectivité. Parce qu’en Corse on n’a que faire de leur batteries et encore moins de leurs voitures électriques avec lesquelles on ne peut même pas faire Bastia-Ajaccio !
Aujourd’hui, la société corse est toute entière préoccupée par la gangrène de la mafia sur l’île et le nickel de Nonza sera un moment de vérité pour l’Etat : certes il y a la drogue, les petites magouilles et arrangements locaux dans cette gangrène mais la mafia se nourrit souvent aussi de gros projets qui passent par l’aval de l’Etat.
