Une offensive déguisée contre le vivant
Présentée avec des mois de retard comme une réforme pour « libérer et simplifier » l’exercice des activités agricoles, cette loi est en vérité un coup de poignard dans le dos de l’agroécologie. Sous couvert de modernisation, elle propose rien moins que de consacrer le règne de l’agro-industrie, sacrifiant ainsi sur l’autel du profit l’avenir des petits et moyens producteurs.
La « simplification » : un euphémisme pour l’exploitation
Parler de simplification ici, c’est parler d’augmenter la taille des exploitations au détriment des pratiques durables et des droits élémentaires à un environnement sain. C’est choisir l’exportation massive au détriment de l’autonomie alimentaire des communautés locales. C’est, en somme, un alignement sur les pires pratiques écologiques et sociales, au seul bénéfice des puissants.

Un appel à la résistance, pas à la résignation
Il ne s’agit plus de demander poliment aux députés de refuser cette loi mortifère ; il s’agit de se lever, de mobiliser. Ce n’est pas seulement une loi qui est en jeu, mais notre droit à une vie digne sur une terre qui nous nourrit. Devant les bureaux de ces représentants aveuglés par les lobbies, nous devons nous rassembler pour défendre une agriculture qui respecte la terre et ceux qui la cultivent. Tous derrière nos paysans pour une agriculture paysanne et durable !
Ensemble pour un futur juste
Nous exigeons une loi qui garantisse non seulement la survie mais le florissement d’une agriculture à taille humaine, écologique et équitable. Une loi qui entende les cris de ceux qui, chaque jour, travaillent la terre, pas ceux qui la spéculent. Nous exigeons l’arrêt immédiat des projets destructeurs comme les mégabassines et les fermes-usines. Nous exigeons une loi qui soit le fruit de nos luttes, et non de leurs compromissions.
Le moment est venu
La veille du débat législatif, soyons des milliers devant les portes du pouvoir, partout sur le territoire, prêts à défendre un futur viable et juste. Les prochains mois seront cruciaux ; notre mobilisation sur le terrain doit s’intensifier pour mettre fin à cette mascarade qui menace notre survie même. L’heure n’est plus au dialogue stérile, mais à l’action résolue et au changement radical.
