Donald Trump : Le grand retour du despote de Télé-réalité

Ah, Donald Trump. L’homme qui ne peut pas s’empêcher de vouloir transformer la démocratie américaine en son propre reality show autoritaire. Le candidat républicain, toujours aussi détestable, caracole en tête des sondages pour la prochaine présidentielle, préparant son “Projet 2025” destiné à établir la suprématie absolue du président. Quelle blague sinistre.

Trump s’avance avec arrogance, multipliant les signaux qui montrent clairement son intention : orienter la démocratie américaine vers un modèle “illibéral”. Inspiré par ses idoles autoritaires, il rêve d’un régime où le chef de l’exécutif gouverne sans contre-pouvoirs, un peu comme son copain Viktor Orban en Hongrie. Orban, qu’il qualifie de “meilleur et plus intelligent des leaders politiques”, est admiré par Trump pour sa capacité à dicter sa loi sans opposition. Quel modèle inspirant !

Projet 2025 : Le rêve humide d’un autocrate en puissance

Mais Trump ne s’arrête pas là. Xi Jinping ? “Un individu exceptionnellement brillant.” Vladimir Poutine ? “Un style de leadership admirable.” Et Kim Jong-un ? “Un chef fort.” Trump regrette manifestement de ne pas appartenir au club des grands autocrates.

Trump n’aime pas la démocratie, avec ses compromis et ses contre-pouvoirs. Il veut tout contrôler. Avec le soutien de la Fondation Heritage, il prépare le “Projet 2025” pour établir la prépondérance absolue du président où même les collaborateurs doivent signer un contrat de loyauté.

Les plans sont clairs : créer des camps pour interner et expulser des millions de travailleurs illégaux, utiliser l’armée pour réprimer les émeutes urbaines, fermer les agences administratives indépendantes, et placer le département de la justice sous contrôle direct. Sans oublier la chasse aux opposants, ces “vermines à déraciner”, et la guerre contre les médias, ces “ennemis du peuple”. Ruth Ben-Ghiat, politologue, l’a bien dit : les autocrates annoncent toujours ce qu’ils vont faire. Mais on refuse de les écouter jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Un dictateur en herbe:

Les optimistes nous rassurent : les institutions américaines feront barrage. Vraiment ? Ces mêmes institutions qui ont déjà failli à plusieurs reprises ? Trump, qui a incité ses partisans à marcher sur le Congrès le 6 janvier 2021, peut encore prétendre à la présidence. Une insulte à l’État de droit, comme le dit Bill Kristol, essayiste républicain. Trump savait qu’il avait perdu l’élection, ses proches le lui ont dit et répété. Mais les élus républicains ont préféré fermer les yeux.

La Cour suprême, censée être le gardien de la Constitution, doit encore décider si l’appel à l’émeute de Trump est couvert par l’immunité présidentielle. En attendant, les inculpations criminelles graves contre Trump n’aboutiront pas avant le 5 novembre. Les institutions censées protéger la démocratie libérale ont, de fait, légitimé la deuxième candidature d’un fraudeur en série et autocrate en puissance.

Alors, que devons-nous attendre ? Un Trump II qui dégradera encore la mécanique déjà vacillante de la démocratie libérale américaine ? La réponse est simple : la résistance. Trump et ses projets autoritaires doivent être combattus avec toute la force de la société civile. Ce n’est pas seulement une question de politique, c’est une question de survie pour les valeurs fondamentales de justice et de liberté.

Donald Trump incarne tout ce qui va mal dans la politique occidentale contemporaine : le culte de la personnalité, le mépris des institutions démocratiques, et une soif insatiable de pouvoir et un rethorique en 250 caractère!

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